Deuxième fois, mais aujourd'hui c'est moi ^^

Peyton a 22 ans. Grande organisatrice de concerts, dessinatrice à ses heures perdues, elle habite une petite ville des Etats Unis. Elle bouge souvant, change de ville selon ses envies, selon son travail...



Lucas a 23 ans. C'est un écrivain de talant. Il en est à son deuxième roman. Roman tiré de son expérience personnelle et de ses rêves. Habite New-York depuis son enfance...



Ils ne se connaissent pas encore. Mais le destin réserve nombreuses surprises... Attendons de voir ce que le destin leur réserve à eux...

# Posté le jeudi 22 novembre 2007 15:35

Modifié le vendredi 23 novembre 2007 11:25

Peyton Sawyer

Peyton Sawyer
Mike : Nous allons maintenant accueillir une jeune femme de talant, dessinatrice et organisatrice de concert passionnée, applaudissez Peyton Sawyer !

Les spectateurs se lèvent à mon arrivée. C'est toujours étrange de voir tout se monde autour m'applaudir. Toutes ses personnes qui aiment ce que je fais et qui je suis.

Peyton : Salut Mike !

Mike : Salut Pey ! Content que tu ais pu te libérer !

Mike c'est mon meilleur ami. Le seul, l'unique. Celui qui ne vous pose pas de question quand vous n'en n'avez pas besoin, celui qui pleure avec vous quand vous êtes triste. Mon meilleur ami depuis... depuis qu'on ne porte plus de couche. Je l'ai rencontré en maternelle et depuis nous ne nous somme jamais quittés. J'ai grandi avec lui et nous sommes même sortis ensemble durant deux mois. Mais nous nous sommes vite aperçu qu'il valait mieux que l'on reste meilleurs amis...

Peyton : Tu croyais vraiment que j'allais refuser ton invitation ! Jamais !

Mike : Je suis touché par tant de gentillesse !

Peyton : Et bien ne t'habitue pas trop ^^

Les spectateurs dans la salle rient.

Mike : Tu ne payes rien pour attendre !

Peyton : Moi aussi je t'aime !

Mike : Bon revenons donc à ce pourquoi je t'ai invitée ! Te poser plein de questions plus ou moins génantes !

Peyton : Moque toi moque toi... Tu riras moins bientôt...

Mike : Je n'ai rien entendu ! Alors par où commencer ?

Peyton : Par le début ?

Toute l'émission s'est passée dans la bonne humeur et l'humour plus ou moins douteux...

Je suis hors service. J'ai du mal lorsque je dois enchaîner plus de 15 émissions en une journée ! Heureusement c'était la dernière ! Maintenant il ne me reste qu'à faire mes valises direction la ville de mon prochain concert...

# Posté le jeudi 22 novembre 2007 16:00

Modifié le samedi 02 février 2008 06:00

Lucas Scott

Lucas Scott
Je suis devant cette foule. Une foule de personnes que je ne connais pas, qui ne me connaissent qu'à travers mes livres. C'est toujours la même chose. Je m'avance et j'attends poliment que la personne qui me présente me donne la parole. Toujours le même sourire factice affiché sur mon visage. Je me sens mal. Je ne suis pas à ma place ici. Je suis plus à l'aise derrière mon stylo, les mots sont ma vie, ma vie est faite de mots : seul, brisé, battu, abandonné, souffrance, écriture...

Lucas : "Je m'appelle Lucas Scott. J'ai 17 ans. A l'heure où je couche mes mots sur ce papier, mon père est à moitié effondré sur le canapé dans le salon, ivre comme toujours. Comme tous les soirs il est rentré avec une bouteille de Gin dans la main. Comme tous les soirs il l'a bu sans même prendre de pose. Comme tous les soirs il a commencé à crier, et comme tous les soirs il m'a frappé. Cette fois ci il a visé mes jambes et il m'a soûlé de coups, encore et encore, jusqu'à ce qu'il s'écroule devant moi. Alors comme tous les soirs je l'ai porté sur le canapé. Et demain matin il viendra s'excuser de ce qu'il a fait, s'excuser de ne pas être un bon père, de me battre comme il le fait, d'être alcoolique. D'être mon père tout simplement.

Je m'appelle Lucas Scott et voici ma vie...
"

Je fais une légère pose avant de continuer. Ce récit dur n'est autre que le récit de ma vie. Une vie où je n'ai jamais connu ma mère morte à ma naissance et où mon père boit sans cesse tous les jours. Ma vie, mon enfance.
Aujourd'hui je ne suis plus avec mon père. J'ai déménagé de cet appartement sordide dans lequel j'ai vécu jusqu'à mes 18 ans. Mais j'ai toujours mes blessures. Des plaies chauffées à blanc. Des plaies encore ouvertes aujourd'hui.


Lucas : "Je m'appelle Lucas Scott et voici ma vie...

Je suppose que je devrais commencer par le début dans la logique. Mais je n'en ai pas envie. Ce livre sera juste l'écrit de mes souvenirs. Plus ou mois chronologiquement. Ou même pas du tout. Ce livre je vais l'écrire en suivant mon coeur plutôt que ma tête...
"

"Ce livre raconte ma vie. Tout ce que j'ai vécu. C'est une mise à nue de mon âme. Et si j'ai voulu l'écrire, ce n'est pas pour pardonner quoi que ce soit de la part de mon père, ni pour le justifier. J'ai voulu le faire parce que j'en avais besoin. Besoin tout simplement. C'est la seule chose qu'il n'a pas brisé de ma vie. Mon écriture... C'est ce qui me raccroche à la vie, à vous."

Je ne pense pas qu'il y ait quelque chose à ajouter. Je crois que ce que je viens de lire suffit simplement. Alors je me stoppe sur ces mots et ferme mon livre. Mes yeux sont brouillés même si je me retiens comme je peux. Je ne dois pas craquer. Pas devant eux, devant tous ses gens que je ne connais pas. Finalement si il faut que je rajoute un des derniers paragraphe.

Lucas : "Je n'ai jamais cessé de croire en mes rêves. Même quand ma vie n'était faite que de sombre. J'y ais toujours cru. Et c'est ce qui m'a sauvé. Alors aujourd'hui ne perdez pas espoir. C'est la pire chose qu'il puisse vous arriver : perdre espoir et ne plus croire en vos rêves. Parce que si vous cessez de croire alors vous cesser de respirer, vous cessez de vivre"

Cette fois si je me retire et part direction les coulisses... Je lance un dernier regard vers la foule où je peux voir des visages émus. Toutes ses personnes qui sont debout pour m'applaudir. Mais ça me fait encore plus mal. Parce que dans leurs regards je ne vois rien d'autre que de la pitié...

# Posté le samedi 24 novembre 2007 11:28

Ce qu'il se passe autour...

Ce qu'il se passe autour...
Ce qu'il se passe autour... Beaucoup de choses lorsque l'on regarde bien... Des gens vous parlent, vous hantent, certains vous méprise et d'autres vous admires... Il y a des coups durs et d'autres moins... Beaucoup de choses... Trop de choses...

Aujourd'hui signe ma sixième séance... Une toutes les semaines... Mais personne ne sait... Personne ne sait combien je souffre tous les jours, personne... Je suis gardienne d'un secret bien trop lourd pour moi... J'espère seulement m'en décharger un jour. Peut-être par un moyen plus ou moins radical. Mais ce que je veux, c'est en finir, et le plus vite possible...

Bien sûr j'ai des baisse de moral de temps à autres. Mais voilà plus de trois semaines que j'ai une baisse de moral. Et trois semaines, c'est long. Trois semaines c'est 21 jours, 504 heures, 30240 minutes, 1814400 secondes...

Ce qu'il se passe autour peut paraître bien banal à côté de ce que je vis. Pourtant je sais que je ne suis pas seule. Je sais que tout ce qu'il m'arrive, arrive à d'autres personnes. Et malgré ça je me sens seule. Entourée de gens à longueur de jour, mais dans une solitude pesante. C'est étrange... Tout est étrange.

Je suis dans le train qui me conduit vers ma prochaine escale : Tree Hill. Là-bas, je vais rencontrer la gérante d'un club appelé le Tric. Une boîte de nuit pour les jeunes. C'est ce qu'on a noté sur ma petite fiche, celle que l'on me prépare avant chaque départ.

Les paysages défilent sous mes yeux, je m'y intéresse plus ou moins. Le train s'arrête, des gens sortent, d'autres montent. Quelqu'un s'assied à côté de moi. Son visage m'est vaguement familier. J'ai l'impression de l'avoir déjà vu quelque part. Je me détourne de lui et prend l'ipod dans mon sac. Je le met en marche et me laisse bercée par la musique...

Je résiste tant bien que mal à l'envie que j'ai de regarder le jeune homme assis à mes côtés. Il y a en lui quelque chose de fort, quelque chose qui m'attire. Je ne saurais vous dire quoi... C'est quelque chose de si fort... Je regarde toujours le paysage quand je sens une main glisser sur mon bras.


? : Est ce que je peux ?

Peyton : Bien sûr.

Je lui tends un écouteur qu'il accepte et glisse dans son oreille gauche. Nous ne nous quittons pas des yeux, mon vert se mêlant à son bleu... Je peux ainsi scruter chaque parcelle de son si beau visage. Les musiques défilent, les paysages aussi et le temps passe.

Nous sommes enfin arrivés à destination. Le freinage du train nous sort de notre tranquillité presque irréelle... Il me sourit et me tend mon écouteur. Je range mon Ipod dans mon sac et me lève en même temps que lui.


Peyton : Tree Hill ?

? : Oui. Vous aussi ?

Peyton : Oui, moi aussi.

Nous sortons du train, bagages en mains. Une fois devant la gare, nous attendons ensemble un taxi. Le mien arrive quelques minutes à peine après mon appel. Je regarde le bel inconnu à côté de moi et lui sourit. Nous n'avons pas décroché un mot depuis notre sortie du train. Pas besoin. J'ai l'impression de le connaître depuis toujours, je me sens bien. C'est lui qui parle le premier.

? : Peut-être auront nous le plaisir de se revoir jolie fille.

Il s'approche délicatement de moi, place sa main sur ma joue gauche et dépose un léger baiser sur le bout de mes lèvres. J'ai un frisson en sentant son contact. Pourtant il fait pas moins de 30°c...

Peyton : J'espère aussi.

? : Je m'appelle Lucas.

Pendant que le chauffeur place mes bagages dans le coffre, je monte dans la voiture. Et avant d'avoir refermé la porte, j'adresse une dernière phrase à ce magnifique jeune homme.

Peyton : Enchantée Lucas. Moi c'est Peyton.

Lucas : Enchanté également...

Je referme la porte et le taxi commence à s'éloigner. Dans un dernier coup d'oeil par la fenêtre, je peux admirer une dernière fois le sourire de ce bel inconnu, ou plutôt de Lucas...

# Posté le mardi 27 novembre 2007 17:01

Modifié le samedi 02 février 2008 05:51

Rencontres... Ou peut-être comme un air de déjà vu...

Je l'ai embrassée. Je ne la connais ni d'Eve ni d'Adam, et je l'embrasse. Mais qu'est ce qu'il m'a prit bon dieu ! Je vire là ! Mais plus j'y réfléchis et plus je me dis, qu'en fait, ce geste me semblait tout simplement naturel. J'avais pour elle une sorte d'admiration, d'attirance que je ne contrôlais pas...Et ce baiser, il devais sûrement arriver. C'est quelque chose qui devait se passer, cette rencontre... Je veux dire, je ne crois pas beaucoup au destin ou toutes ses choses, pour moi, plus idiotes les unes que les autres, mais j'aime y croire quand cela m'arrange. Qui ne fait pas la même chose d'ailleurs ?

Je reprends mes esprits et siffle un taxi qui passe. Je monte et regarde l'heure : 15 h 45. Je suis en retard. 45 minutes. Elle va m'étriper. En plus il faut que je sois avec elle pour régler cette histoire de contrat.




15 h 45. J'ai rendez vous à 16 heures. J'ai encore un peu de temps devant moi. J'en profite pour m'arrêter devant cette maison blanche. Cette immense maison blanche à la porte Rouge. Je marche le long de l'allée, doucement, comme pour repousser l'échéance au plus loin possible. Mais lorsque je vois le rideau bouger, je sais que je ne peux plus faire marche arrière. C'est sans issues. "Je ne peux plus faire marche arrière, je ne peux plus faire marche arrière..." Je me répète cette phrase sans cesse, pour m'obliger à avancer vers la porte qui s'agrandit toujours plus au fur et à mesure que je marche...

Cette fois, c'est bon. J'hésite à partir en courant pendant une fraction de seconde mais avant que j'ai pu bouger mes jambes, la porte s'ouvre violement.


? : Qu'est ce que tu fiches ici !

Peyton : Moi aussi je suis contente de te revoir...



15 h 55. Cette fois, je suis mort mort mort. J'accélère le pas dans les escaliers et ouvre la porte en fer. Elle est là. Assise sur un canapé rouge, elle attend. Elle a l'air de très mauvaise humeur. Une humeur massacrante je dois dire... C'est quand même pas à cause de moi ? Hein ?

Lucas : Hey ! Ma puce je suis désolé mais j'ai pas trouvé de taxi plus tôt !

Mensonge mensonge...

Lucas : Tu ne m'en veux pas j'espère ?

? : Si !

# Posté le samedi 02 février 2008 06:18

Modifié le samedi 02 février 2008 13:09